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par Semaane Djellal Eddine
D’autres pensent que cette bouderie contre les livres est due à la nature de la personne arabe qui refuse de prendre un livre pour le feuilleter et préfère d’autres havres de divertissement et de passe(perte !)-temps à l’instar de l’Internet, de la télévision, du cinéma, … qui ont réussi à se tailler la place primordiale dans la vie des individus. Mais n’y a-t-il pas de livres sur le Net ? A la télévision, ne parle-t-on pas de livres et de la lecture ? Si, mais on préfère le Chat et la Music-download, les films et les one-man-shows !!
Alors que faire pour remédier à ce problème?
Parmi les mesures et les stratégies que les nations arabes doivent prendre en considération et mettre en œuvre pour qu’elles puissent parvenir à améliorer et amplifier le nombre des lecteurs parmi ses populations, on peut citer :
• Former de jeunes lecteurs actifs, l'acte de lecture s'avérant à la fois créateur et vivant. « Le germe d'un livre ce sont des lectures, plutôt que des expériences et des idées. » [6]
• Aider à la création d’œuvres nouvelles et à la traduction des
chef-d’œuvres universels.
• Multiplier les espaces de lecture publique par la création de bibliothèques et de cafés littéraires pour attirer de nouveaux lecteurs et promouvoir la culture de la lecture chez toutes les
catégories de la société.
Finalement, on passe le plus clair de son temps à ruminer, la mort dans l’âme, le fait d’être sous-développé et d’être à la traîne, à pleurer cet obscurantisme qui règne sur notre existence, à larmoyer nos misères et nos retards au lieu de chercher la bonne solution qui, bien qu’elle soit très simple et à notre portée, mais on refuse de la voir de cet œil et on penche pour l’autre bout de la lorgnette. On rend des hommages colossaux, tout en jetant de l’argent par les fenêtres, à des semblant d’artistes, à des semblant d’acteurs, à des personnalités anonymes et on oublie souvent les grands écrivains talentueux et auteurs virtuoses qui ont sacrifié leur vie en vue d’immortaliser l’histoire de leurs pays ; de dresser un bilan des périples de leurs peuples, leurs iténiraires, leurs destins. C’est à cette légion de littérateurs, de romanciers, de dramaturges, d’essayistes, d’hommes de lettres et de culture, qu’on doit le plus. C’est à eux que nous devons penser, c’est leurs mémoires que nous devons commémorer, c’est leurs cultures que nous devons brandir. La culture est un moyen de développement et de progrès ; la lecture est un moyen de culture : la lecture est un moyen de développement et de progrès!
Ce ne sont pas les autres qui sont calés mais c’est nous qui sommes faiblards. On est les derniers, c’est clair, vous le savez déjà. Pourquoi ? Ca vous le savez, mais vous ne voulez pas le reconnaître : simplement parce qu’on souffre d’une « lirophobie » ! Peut-être que le mot n’existe pas, mais sa réalité est indéniable. Vous ne pensez pas ? Alors après avoir lu cet article, posez- vous la question : Combien de livre avez-vous déjà lus cette année ?
Sources
[1] François Mauriac, Mémoires intérieures, (Citations) in Le logiciel 38 Dictionnaires et Recueils de Correspondance.
[2] Georges Duhamel, (Citations) in Le logiciel 38 Dictionnaires et Recueils de Correspondance.
[3] Sénèque, (Citations) in Le logiciel 38 Dictionnaires et Recueils de Correspondance.
[4] René Descartes, (Citations) in Le logiciel 38 Dictionnaires et Recueils de Correspondance.
[5] Wadi Bouzar, Roman et connaissance sociale, Edition Office des Publication Universitaires, p. 07.
[6] Gaétan Picon, (Citations) in Le logiciel 38 Dictionnaires et Recueils de Correspondance.| Mai 2012 | ||||||||||
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