Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /Jan /2010 12:36

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Ahmed Belkorchia 07!

par Semaane Djellal Eddine

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Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /Jan /2010 12:15

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Djellal - Farid - Amar! Sétif!

par Semaane Djellal Eddine

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Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /Jan /2010 12:02

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Djellal - Farid Youcefi - Amar Zitouni!

par Semaane Djellal Eddine

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Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /Jan /2010 11:50

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par Semaane Djellal Eddine

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Vendredi 24 avril 2009 5 24 /04 /Avr /2009 12:35
             « Ce qui compte, ce n’est pas de lire mais de relire », affirme l’écrivain brésilien Paulo Coelho. François Mauriac dira : « Dis-moi ce que tu lis ? je te dirai qui tu es, il est vrai, mais je te connaîtrai mieux si tu me dis ce que tu relis. » [1]. Mais que diraient-ils d’une personne qui ne lit même pas ? D’ailleurs, pouvaient-ils, du moins, imaginer qu’il existe une personne qui ne lit guère? Que diraient-ils de la personne arabe qui lit, malencontreusement, six minutes par an ? Pourquoi les Arabes ne lisent-ils pas ? Ce sont des questions qui se posent, qui s’imposent, et auxquelles nous devons, sinon répondre, du moins esquisser un simulacre de réplique.

            De toute éternité, la lecture est considérée comme étant un acte de civilisation et de progrès, un « violon d’Ingres » littéraire sublime et un hobby digne autant des personnes les plus influentes et les plus remarquables que des personnes sobres, humbles ou même dévalorisées.
            Pour Georges Duhamel : « Il faut, à certaines heures, que l'homme soucieux, anxieux, tourmenté, se retire dans la solitude et qu'il ouvre un livre pour y chercher un principe d'intérêt, un thème de divertissement, une raison de réconfort et d'oubli. » [2]. En effet, cet asile qui fait oublier les malheurs et les peines d’une vie sans cesse intolérable, à peine magnanime, reste une source pour se ressourcer, une base solide à l’éducation, à la formation et un puits didactique d’où l’on puise nos principes, nos préceptes et nos commandements. « Réfugie-toi dans l’étude, tu échapperas à tous les dégoûts de l’existence » [3], clame il y a des siècles le philosophe Latin Sénèque.

 

            D’après un rapport de l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture) quatre-vingts Arabes ont besoin d’une année entière pour achever la lecture d’un seul livre tandis qu’un seul européen en lis trente-cinq. Cette personne arabe ne dépasse pas annuellement le seuil des six minutes de lecture et la culture de 2800 Arabes équivaut celle d’un seul européen ! Des statistiques calamiteuses, catastrophiques, qui révèlent la réalité de, non seulement l’analphabétisme existant, mais de son ampleur et de l’accroissement persistant qu’il connaît dans le monde arabe.

 

             C’est dans les livres que les populations trouvent leurs repères, tracent leurs traces, gravent à jamais leurs souvenirs, transmettent leurs traditions et lèguent leurs patrimoines. Cependant, le peuple arabe est quasiment sans lectorat. René Descartes ne disait-il pas que « La lecture de tous les bons livres est comme une conversation avec les plus honnêtes gens des siècles passés. » [4].

 

Il est vrai que c’est dans les livres que les foules voyagent dans l’espace et dans le temps pour apprendre, comprendre et enrichir leurs connaissances d’eux-mêmes et des autres. « … montrer qu’on peut acquérir ou approfondir des connaissances sur tel ou tel type de société en nous référant à quelques auteurs qui traitent des romans et qui parfois en écrivent eux-mêmes. » [5]
            Mais pourquoi les arabes ne lisent-ils pas ?
            D’aucuns disent que c’est à cause de la situation sociale et du pouvoir d’achat très restreint que les gens ne peuvent s’offrir des livres. Mais comment peut-on expliquer le fait, d’après d’autres statistiques, que les pauvres lisent plus que les riches ? Certes, le prix des livres, moyennement élevé, joue un rôle essentiel dans ce taux terriblement bas des lecteurs mais il ne suffit pas à lui-même pour exprimer cette catastrophe !

            D’autres pensent que cette bouderie contre les livres est due à la nature de la personne arabe qui refuse de prendre un livre pour le feuilleter et préfère d’autres havres de divertissement et de passe(perte !)-temps à l’instar de l’Internet, de la télévision, du cinéma, … qui ont réussi à se tailler la place primordiale dans la vie des individus. Mais n’y a-t-il pas de livres sur le Net ? A la télévision, ne parle-t-on pas de livres et de la lecture ? Si, mais on préfère le Chat et la Music-download, les films et les one-man-shows !!

            D’autres encore accusent (au lieu de chercher à trouver une solution !) l’école en la désignant comme l’unique coupable de ce désastre intellectuel. Pour eux, elle n’a pas su intéresser, ni inciter ni même obliger les élèves à acquérir cette culture de la lecture.

Alors que faire pour remédier à ce problème?

Parmi les mesures et les stratégies que les nations arabes doivent prendre en considération et mettre en œuvre pour qu’elles puissent parvenir à améliorer et amplifier le nombre des lecteurs parmi ses populations, on peut citer :

• Former de jeunes lecteurs actifs, l'acte de lecture s'avérant à la fois créateur et vivant. « Le germe d'un livre ce sont des lectures, plutôt que des expériences et des idées. » [6]

• Aider à la création d’œuvres nouvelles et à la traduction des chef-d’œuvres universels.
• Multiplier les espaces de lecture publique par la création de bibliothèques et de cafés littéraires pour attirer de nouveaux lecteurs et promouvoir la culture de la lecture chez toutes les catégories de la société.

• Les pouvoirs publics sont ardemment sollicités pour subventionner le livre et le rendre ainsi accessible aux classes les plus démunies.

Finalement, on passe le plus clair de son temps à ruminer, la mort dans l’âme, le fait d’être sous-développé et d’être à la traîne, à pleurer cet obscurantisme qui règne sur notre existence, à larmoyer nos misères et nos retards au lieu de chercher la bonne solution qui, bien qu’elle soit très simple et à notre portée, mais on refuse de la voir de cet œil et on penche pour l’autre bout de la lorgnette. On rend des hommages colossaux, tout en jetant de l’argent par les fenêtres, à des semblant d’artistes, à des semblant d’acteurs, à des personnalités anonymes et on oublie souvent les grands écrivains talentueux et auteurs virtuoses qui ont sacrifié leur vie en vue d’immortaliser l’histoire de leurs pays ; de dresser un bilan des périples de leurs peuples, leurs iténiraires, leurs destins. C’est à cette légion de littérateurs, de romanciers, de dramaturges, d’essayistes, d’hommes de lettres et de culture, qu’on doit le plus. C’est à eux que nous devons penser, c’est leurs mémoires que nous devons commémorer, c’est leurs cultures que nous devons brandir. La culture est un moyen de développement et de progrès ; la lecture est un moyen de culture : la lecture est un moyen de développement et de progrès!

Ce ne sont pas les autres qui sont calés mais c’est nous qui sommes faiblards. On est les derniers, c’est clair, vous le savez déjà. Pourquoi ? Ca vous le savez, mais vous ne voulez pas le reconnaître : simplement parce qu’on souffre d’une « lirophobie » ! Peut-être que le mot n’existe pas, mais sa réalité est indéniable. Vous ne pensez pas ? Alors après avoir lu cet article, posez- vous la question : Combien de livre avez-vous déjà lus cette année ?


Sources
[1] François Mauriac, Mémoires intérieures,
(Citations) in Le logiciel 38 Dictionnaires et Recueils de Correspondance.

[2] Georges Duhamel, (Citations) in Le logiciel 38 Dictionnaires et Recueils de Correspondance.

[3] Sénèque, (Citations) in Le logiciel 38 Dictionnaires et Recueils de Correspondance.

[4] René Descartes, (Citations) in Le logiciel 38 Dictionnaires et Recueils de Correspondance.

[5] Wadi Bouzar, Roman et connaissance sociale, Edition Office des Publication Universitaires, p. 07.

[6] Gaétan Picon, (Citations) in Le logiciel 38 Dictionnaires et Recueils de Correspondance.       
Par Semaane Djellal Eddine
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  • Étudiant en deuxième année Magistère Français à l'Ecole Doctorale Algéro-Française de Batna (EDAF). Enseignant vacataire à l'université de Sétif! Enseignant au Lycée...
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